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Qui sommes-nous ?

L'Association de la Cause Freudienne-Massif Central est une émanation de l’École de la Cause freudienne (Reconnue d'Utilité Publique). Elle œuvre pour l'étude de la psychanalyse ainsi que ses connexions, tant théoriques que pratiques, avec les disciplines qui lui sont affines.

Déléguée régionale :

Valentine Dechambre

valentine.dechambre@gmail.com

Éditeur du blog : Nadine Farge

Valentine Dechambre

Déléguée régionale 

Février-mars 2020

 

Le Courrier a changé ! Nous avons voulu lui donner un nouveau souffle, alléger son contenu, revoir son esthétique, afin d’en rendre sa lecture plus attrayante.

Nous l’avons pensé dans une forme modulable, au gré des numéros.

Nous avons aussi décidé d’un changement de rythme dans la parution : le Courrier sera désormais bimestriel.

Vous y trouverez une nouvelle rubrique : « 3 questions à … » qui mettra le focus sur la façon dont l’ECF trouve à s’incarner dans l’ACF. Ainsi ouvrons nous ce numéro avec le Cartel, organe de base de l’ECF, qui sera au cœur de la Journée Question d’école le 1er février, avec trois questions adressées à la nouvelle déléguée aux cartels dans l’ACF MC, Claudine Valette-Damase.

Notez cet évènement très attendu : la conférence que donnera Valeria Sommer-Dupont, de la Commission du prochain Congrès de l’AMP, dans le cadre du Séminaire d’étude, le samedi 15 février.

Autre rendez-vous incontournable : la conférence que donnera Bénédicte Jullien AE de l’ECF, à Limoges le 22 février.

Place à l’art, avec une première de couverture présentant une tête en bronze de Lacan, œuvre réalisée par l’artiste Madeleine Tézenas. Elle est présentée ici dans un montage, « Lacan au miroir », qui en souligne toute sa force expressive.

            « Une pléthore d’instants sont là, capturés, soudain immobilisés comme les corps de Pompéi. Bref, l’artiste a su insuffler à cette tête une vie éternellement palpitante, c’est une performance. » Nathalie Georges Lambrichs

Bonne lecture à vous, et un grand merci à Christel Astier, responsable et réalisatrice du Courrier ACF MC nouvelle formule.

 

Éditorial de Janvier 2020

Valentine Dechambre

Déléguée régionale 

 

Je vous adresse au nom de l’ACF Massif Central mes meilleurs vœux pour l’année 2020. 

             Le temps est venu des permutations. Je tiens tout d’abord à remercier Jean-François Cottes et son équipe pour le travail accompli et pour avoir conduit le mouvement dans cet esprit « bons camarades » auquel nous invitait Lacan. 

Je poursuivrai avec la nouvelle équipe le travail engagé, en m’orientant de cette ligne donnée jadis par J.-A. Miller pour notre communauté de travail : « Nous avons certainement à protéger le versant de la solitude (…). Simultanément, affirmons la dignité de ce que nous faisons ensemble ». Ainsi nous pourrons continuer à rendre vive et agalmatique la présence de la psychanalyse face à la brutalité et l’aveuglement d'une époque qui sacrifie la singularité à la frénésie statistique dans tous les champs de l’activité humaine. 

              Lacan, dans « L’étourdit », indique que c’est à « de savoir se faire une conduite »[1] que mène une analyse orientée par le réel, faisant de l’éthique du sinthome, de son incidence sur le lien social, un puissant antidote aux effets dévastateurs des politiques  hégémoniques du chiffre et de l’évaluation.

Sous le titre « Puissance de la parole. Clinique de l’École », la journée Question d’École, qui se déroulera le 1er février à Paris, fera résonner la force de frappe subversive de la psychanalyse lacanienne. Cette journée évènement qui marquera ce début d’année est ouverte à qui veut savoir ce qu’est la formation psychanalytique à l’ECF.         

Lacan a créé son École pour qu’y émerge le transfert de travail, avec la passe en son centre. C’est à la politique de l’ECF que L’ACF s’articule. Être admis à l'ACF c'est entrer de plain-pied dans l'étude de la psychanalyse, dans une mise au travail de son désir pour la cause analytique.  

Le thème du XIIe Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse, « Le rêve. Son interprétation et son usage dans la cure lacanienne », qui se tiendra en avril à Buenos Aires, fera l’objet du Séminaire d’Étude de l’ACF MC pour le premier semestre 2020. 

Le rêve interroge la pratique de l’analyste au 21e siècle. Quelle place est faite au rêve dans l’analyse avec le parlêtre ? Le séminaire s’ouvrira le vendredi 17 janvier par une intervention de Jean-Robert Rabanel.

Nous poursuivrons avec la nouvelle équipe le travail engagé, avec quelques nouveautés à venir, en particulier concernant les publications afin de rendre plus agalmatique leur lecture. 

Dans la mission qui m’est confiée, je serai accompagnée d’une secrétaire, Christel Astier, et d’un trésorier, Michel Héraud. Au-delà de leurs attributions respectives, ils seront de précieux interlocuteurs pour la mise en œuvre des actions à mener, favorisant la conversation indispensable pour maintenir vivante l’exercice de la fonction et en insuffler le goût plus largement dans notre communauté de travail.

Plusieurs évènements sont à l’affiche de ce début d’année. 

            Je vous laisse découvrir le programme de l’ACF MC dans ses différentes localités.

J’adresse mes remerciements à Marie-Anne Falcon qui a bien voulu réaliser ce numéro de Janvier, le temps de la permutation et qu’une nouvelle maquette du Courrier voie le jour.


[1] J. Lacan « L’étourdit », Autres Ecrits, p.487

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Scansions

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Décembre 2019 

Le séminaire d’étude Orientation lacanienne et politique aura lieu le 6 décembre. La soirée s’intitulera « Scansions ». Il s’agira à la fois de ponctuer 18 mois du séminaire et d’ouvrir vers les mois qui suivent qui mettront à l’étude le thème du XIIe Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse qui se tiendra sous le titre : « Le rêve. Son interprétation et son usage dans la cure lacanienne ». Le Congrès aura lieu à Buenos Aires du 13 au 17 avril 2020.

Le rêve est aujourd’hui à la fois un enjeu clinique, épistémique et politique.

À l’heure de l’envahissement de tous les champs de la pensée comme des pratiques par le réductionnisme scientiste, il s’agit de maintenir au rêve sa portée subversive. Central dans l’interprétation freudienne, il aura une place de choix dans l’enseignement de Lacan, et il demeure aujourd’hui une donnée majeure de la pratique de la psychanalyse. Qu’advient-il du rêve dans la référence au parlêtre et à l’inconscient réel tels que Jacques-Alain Miller les a soulignés dans le dernier enseignement de Lacan ?

Cap sur les J49

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Novembre 2019

 

Le mois de novembre est pour notre communauté de travail celui des Journées de l’ECF. Les Journées 49 se tiendront les 16 et 17 novembre à Paris sous le titre « Femmes en psychanalyse ».

 

Les Journées de l’École sont le temps fort annuel dans notre champ. C’est depuis plusieurs années l’évènement psychanalytique majeur en France comme en Europe. L’École a su ouvrir grandes ses portes, gageons que cela sera à nouveau le cas cette année. Le samedi est le temps des exposés cliniques en salles simultanées. Les psychanalystes y rendent compte de leur acte et de la façon dont ils dirigent les analyses. Le dimanche se déroule en séance plénière. On y accueille les témoignages des nouvelles et nouveaux Analystes de l’École (AE) et les Journées s’ouvrent vers d’autres discours et pratiques en recevant des personnalités des champs artistique, scientifique, académique, politique…

 

Dans son cours du 9 février 2011, Jacques-Alain Miller faisait valoir que Lacan avait « aperçu que jusqu’alors dans la psychanalyse, on avait toujours pensé le régime de la jouissance à partir du côté mâle, et ce qui ouvre sur son dernier enseignement, c’est la jouissance féminine conçue comme principe du régime de la jouissance comme telle. » C’est aux conséquences de ce point que les Journées vont donner des prolongements tant cliniques qu’épistémiques.

 

Je veux souligner le travail remarquable de bibliographie animé par notre collègue Nicole Oudjane et auquel ont participé nombre de collègues de notre région. À consulter ici.

 

De nombreuses rencontres sont prévues en novembre et décembre dans notre région en préparation des Journées. À découvrir dans les pages qui suivent.

 

Rendez-vous aux J49 !

 

D’ici là nous nous retrouverons le 8 novembre pour le séminaire d’étude de  l’ACF MC - Orientation lacanienne et politique - qui accueillera Xavier Papaïs, anthropologue et enseignant de philosophie. Auteur récent de « Sade sur l’habeas corpus », éditions de La robe noire, il nous proposera une contribution à notre étude sous le titre prometteur « Nous avec Sade ». 

 

Notons aussi l’exposition « Le Monde au Singulier » organisée par Les compagnons de Nonette et dont l’ACF Massif central est partenaire. Un vif foisonnement d’initiatives s’y articule, vide infra.

 

Last but not least, le bulletin de l’ACF MC Le Poinçon n°29 est sous presse et sera disponible à la librairie du Local, comme à celles des J49. Intitulé : Orientation lacanienne et politique, il donne un aperçu sur le séminaire d’étude mais aussi sur ce qui s’est déposé des activités dans notre région dans la dernière année : conférences, J48, cartels, journée du CPCT Clermont-Ferrand, Institut de l’Enfant, etc.

 

Étude et connexions

Jean-François Cottes

Délégué régional

Octobre 2019

Lors de la dernière assemblée des membres de l’ACF Massif Central, le vice-président de l’ECF Laurent Dupont, rappelait les buts de l’ACF : œuvrer pour l'étude de la psychanalyse ainsi que ses connexions, tant théoriques que pratiques, avec les disciplines qui lui sont affines.

Défini au début des années 1990, ce programme est toujours d’actualité. Il correspond parfaitement au moment actuel.

D’une part, l’étude de la psychanalyse demeure pour les membres de l’ACF, mais aussi pour ceux qui participent à la communauté de travail qu’ils animent, un point d’appui essentiel. C’est ce que nous vous proposons de réaliser en poursuivant le séminaire d’étude : “Orientation lacanienne et politique” pour la deuxième année. La première séance de ce nouveau cycle aura lieu le 11 octobre avec une intervention de Michèle Astier, membre de l’ECF sous le titre : Politique et éthique de la psychanalyse, quel(s) lien(s) ?”.

D’autre part, les connexions sont aussi au cœur de la présence de l’ACF dans la Cité avec les différentes initiatives prises dans le cadre de la préparation des 49èmes Journées de l’ECF Femmes en psychanalyse. Vous en découvrirez le détail dans les pages qui suivent. 

Soulignons le nouage entre ces deux dimensions de l’étude et des connexions qu’opèrera la conférence que Bénédicte Jullien, Analyste de l’École, membre de l’ECF, donnera à Limoges le 19 octobre sous le titre “Des femmes qui s’écrivent” dans la perspective des J49.

Vers les Journées « Femmes en psychanalyse »

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Septembre 2019

 

Avec cette rentrée s’ouvre la dernière ligne droite de la préparation des 49es Journées de l’ECF qui se tiendront les 16 et 17 novembre prochains à Paris.

Les Journées de l’ECF sont à la fois un temps pour exposer des résultats cliniques et épistémiques de la préparation, un moment de témoignages des nouveaux Analystes de l’École, et aussi un temps d’ouverture vers d’autres discours et pratiques à partir du thème.

C’est aussi un temps de rencontre pour la communauté de travail vivante et décidée qui s’oriente de l’École de la Cause freudienne.

Comme vous allez le découvrir dans les pages qui suivent l’ACF se mobilise pour faire connaître les enjeux et questions que ces journées mettent à l’ordre du jour. 

La délégation régionale organise une conférence d’Omaïra Messeguer, co-directrice des Journées, sous le beau titre, « La femme comme la fleur… », le 28 septembre à Clermont. Valentine Dechambre, responsable pour notre région de la préparation des J49, présidera cette conférence.

Le bureau de ville de Clermont organise une première initiative en partenariat avec le cinéma Le Rio, un Ciné-rencontre, avec la projection du film culte de Marguerite Duras, India Song. La soirée sera animée par Claudine Valette-Damase.

D’autres initiatives suivront en octobre. La délégation de Brive-Limoges-Tulle organise le 18 septembre à Tulle un Ciné-discussion autour du film d’Alice Winocour, Augustine 

Si vous n’êtes pas encore inscrit(e) aux J49, il est encore temps, ne tardez pas. 

Bonne rentrée.

Éditorial

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Juin 2019

 

Samedi 29 juin, nous recevrons Christiane Alberti pour une conférence qui va ponctuer la première année du séminaire d’étude de l’ACF MC et notre année d’activité avant la coupure de l’été. Son titre « Le langage concret que parlent les gens », extrait de la conférence de Lacan à Baltimore, indique ce que l’orientation lacanienne vise : le parlêtre en tant que nouage de la langue et du corps. Au moment où l’idéologie neuroscientiste tend à s’imposer dans tous les aspects de nos existences, de la petite enfance jusqu’à la vieillesse, du travail au loisir, la thématique choisie par notre conférencière s’annonce d’une brûlante actualité.

 

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In memoriam Alain Vivier

 

Le mois qui vient de s’écouler a été endeuillé par la disparition de notre collègue et ami Alain Vivier. Vous trouverez ci-dessous ce que j’ai dit lors de ses obsèques le mardi 21 mai au crématorium de Vichy en tant que délégué régional de l’ACF Massif Central.

Je veux tout d’abord le message suivant : “Le Bureau national de l’ACF a été touché d’apprendre la disparition de notre collègue Alain Vivier et, par la voix de son Président Gil Caroz, présente à ses proches ses plus sincères condoléances.”

Je voudrais aussi adresser à sa fille Romane, à sa famille et ses proches amis, au nom des membres de l’ACF MC, le témoignage de notre sympathie attristée. Alain Vivier comptait parmi nous de nombreux amis. Il avait fait partie des premiers membres de l’ACF lors de sa création dans le Massif Central au début des années 1990. Il a occupé d’importantes fonctions dans notre communauté de travail. Il a notamment été responsable d’un colloque de notre Association en 1999. En hommage à Alain notre Bulletin le Poinçon publiera un de ses articles dans son prochain numéro.

Chacun se souviendra du sérieux et de la rigueur qu’il mettait dans l’étude comme dans l’élaboration de sa pratique. Nous nous souviendrons aussi de son humour qui pouvait parfois être caustique tout en maintenant le lien avec son interlocuteur.

Sur le plan personnel, je voudrais dire que quand j’ai pris sa suite à l’Institut de Jeunes Sourds, Les Gravouses, à Clermont-Ferrand, j’ai pu mesurer l’empreinte qu’il y avait laissée. J’ai eu alors l’impression de devoir mettre un costume trop grand pour moi et Alain m’a éclairé de façon précise sur le travail avec les enfants Sourds. Je garderai de lui le souvenir de son visage quand il s’illuminait de son grand sourire.

 

Printemps (suite)

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Mai 2019

 

Une hirondelle, dit-on, ne fait pas le printemps. Mais deux, mais trois ? Ce sont bien trois tribunes de membres de l’ECF qui ont été publiées dans des quotidiens nationaux pour affirmer avec vivacité la vive vitalité de la psychanalyse d’orientation lacanienne.

Alors qu’une campagne d’une rare violence bat son plein contre la psychanalyse, ces initiatives sont salutaires. Remarquons que ce sont des femmes en psychanalyse qui les ont écrites alors que notre communauté de travail prépare les 49ème Journées de l’ECF précisément sur ce thème. Dans l’ACF MC, c’est Valentine Dechambre qui coordonnera et animera cette préparation et déjà les projets se construisent dans notre région.

Le 11 mai, un évènement très important va nous rassembler avec la conférence de Gil Caroz, président de l’ECF, dans le cadre du cycle de conférences associées au séminaire d’étude, « Orientation lacanienne et politique », sous le titre « Sans l’inconscient ? ».

 

Regardons un peu plus loin avec la rencontre PIPOL9, « L’inconscient et le cerveau, rien en commun » qui aura lieu à Bruxelles les 13 et 14 juillet.

Ce thème, au cœur de l’actualité, est propre à faire valoir l’apport propre de la psychanalyse au monde contemporain. Avec la journée clinique du samedi et les séances en plénière le dimanche le thème sera abordé sous les plans clinique, épistémique et politique.

 

Encore un mot : on nous serine aujourd’hui que pour qu’une action quelconque soit reconnue il faut qu’elle soit scientifiquement étayée.

Remarquons d’abord que ce soi-disant étayage n’est la plupart du temps que de la poudre aux yeux : cela se ramène bien souvent à quelques statistiques, ou quelques images trafiquées, supposées démontrer et prouver la validité de tel protocole. Mais interrogeons-nous encore.

En quoi la scientificité d’une procédure démontre-t-elle sa validité au plan éthique ? L’on a vu par le passé, et l’on voit aujourd’hui des actions menées au nom de la science conduire à des aberrations voire à des catastrophes sur le plan éthique. Et inversement, veut-on voir disparaître toutes les pratiques non scientifiques qui pourtant sont essentielles à la vie humaine ? Est-il besoin de mentionner l’art, la poésie, la musique, la philosophie, et tant d’autres disciplines et pratiques lentement construites au cours de ce qu’Hegel appelait la Phénoménologie de l’esprit.

Laisserons-nous le scientisme gagner tous les aspects de la vie des parlêtres ?

Printemps

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Avril 2019 

 

Retour sur le mois de mars avec les deux évènements qui ont marqué la vie de notre communauté de travail.

 

D’abord, le 1er mars, il y a eu la soirée du Séminaire d’étude où nous avons reçu notre collègue bulgare, Vessela Banova. Ce fut un moment très fort de témoignage et d’enseignement. À travers son trajet dès avant la chute du mur de Berlin et dans les décennies qui ont suivies, elle nous a rendus sensibles à la dimension majeure de la contingence dans la politique de la psychanalyse. Leçon précieuse au moment où les incertitudes les plus grandes touchent l’Europe et où les discours traditionnels peinent à faire consister le lien social.

 

Ensuite, le 9 mars, Laurent Dupont, vice-président de l’ECF, a donné la première conférence du cycle de trois articulées au Séminaire d’étude. Nouant ensemble versants clinique, épistémique et politique, il a su rendre vives les conséquences de la clinique du délire généralisé.

 

Notons qu’une audience conséquente a assisté à ces deux temps forts, confirmant l’intérêt que le thème Orientation lacanienne et politique suscite auprès d’un public qui s’élargit.

Ce n’est pas un moindre paradoxe que de voir la participation à nos activités s’accroître au moment même où la psychanalyse se trouve toujours plus discréditée par les autorités académiques, administratives et sanitaires d’une part et par les mass média de l’autre.

 

Mais après tout, peut-être n’est-ce pas si paradoxal…

Gageons que nous confirmerons ce mouvement au mois d’avril avec les activités que vous allez découvrir dans cette nouvelle livraison du Courrier.

 

 

Du désir à l’œuvre

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

 Mars 2019 

  

En 1967 Lacan envisageait un moment à venir où la psychanalyse pourrait rendre les armes devant les impasses croissantes de la civilisation. Envisageons ceci comme un enjeu, une question que posait Lacan. Disons que la réponse est éthique et que la conséquence de cette réponse est politique.

 

L’actualité nous montre chaque jour davantage que ces impasses, comme Lacan l’annonçait, sont croissantes. Du côté de la psychanalyse, on peut dire que tout un courant a rendu les armes, la psychanalyse s’y dissout dans la neuro psychanalyse ou la psychanalyse cognitive. Elle disparait du champ de la psychiatrie, des formations académiques des psychologues, des formations des travailleurs sociaux. Ceux qui étaient censés y maintenir sa présence ont effectivement rendu les armes.

 

En même temps, à l’inverse, nous constatons la vitalité du mouvement de l’orientation lacanienne qui autour de l’ECF ne cède pas un pied de terrain, en conquiert de nouveaux, prend continûment de nouvelles initiatives, comme en témoignent les activités que recense et annonce ce Courrier.

 

La question reste donc ouverte – à la mesure du désir qui se met à l’œuvre.

 

Dans cette orientation le séminaire d’étude organise deux évènements importants au cours du mois de mars.

Le vendredi 1er mars, à l’initiative de Claudine Valette-Damase, nous recevons notre collègue bulgare de la New Lacanian School Vessela Banova pour une conversation, « Au pays de la psychanalyse ».

Le samedi 9 mars, Laurent Dupont nous donnera une conférence « Approche clinique du délire généralisé », première conférence d’un cycle de trois sur le thème général « Orientation lacanienne et politique ».

Voilà deux initiatives qui répondent en acte à la question posée par Lacan évoquée plus haut.

 

Dans la même veine nous nous réjouissons de l’admission d’Alexandre Fernandez comme nouveau membre de l’ACF.

 

À bientôt dans nos activités.

 

Scansions

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Février 2019

 

Permanence de la formation, tel est le titre de la journée Question d’École qui nous réunira samedi 2 février à Paris à la Maison de la chimie. Ce titre se décline en deux sous-titres : De la nécessité du contrôle et Finitude et infinitude de l’analyse. Dans la vie de l’ECF et de la communauté qui se reconnaît en elle, Question d’École est un temps fort de mise à ciel ouvert de son actualité.

La formation du psychanalyste est en effet permanente. Ancrée fondamentalement dans l’expérience d’une analyse elle s’appuie aussi sur ce que l’École fait vivre pour permettre à chacun.e d’y inscrire sa formation. Le contrôle de la pratique n’y est pas réservé au débutant et la passe s’inscrit à l’horizon de chaque analyse. C’est sur ces points vifs que la Journée se centrera.

 

Jetons un regard en arrière : le 25 janvier, à l’initiative du groupe Nadia du Nouveau Réseau CEREDA en partenariat avec l’ACF MC, nous recevions Caroline Leduc pour sa conférence : Vers les enfants violents. Malgré la neige et les frimas c’est une audience considérable qui s’était déplacée pour ce thème d’une actualité brûlante. Caroline Leduc nous a proposé une conférence d’une grande précision ancrée à la fois dans les problématiques actuelles de cette question et dans l’approche analytique. L’enthousiasme suscité par cette approche était palpable et constitue un point d’appui pour la rencontre avec l’enfant violent. Le lendemain matin une matinée clinique de grande qualité a permis de déplier l’approche conceptuelle.

 

Le 1er mars aura lieu une soirée exceptionnelle du séminaire d’étude. À l’invitation de Claudine Valette-Damase nous recevrons Vessela Banova membre de la société bulgare de psychanalyse, de la NLS et de l’AMP, directrice thérapeutique de l’association, Enfance et partage.

C’est un honneur et une joie d’accueillir cette collègue pour sa contribution à notre étude du thème : Orientation lacanienne et politique.

 

 

Au nom de l’ACF Massif Central, je vous présente nos meilleurs vœux pour l’année 2019 qui s’ouvre.

 

 

Quels vœux (Wunsch, Freud) pouvons-nous faire à partir de la psychanalyse dans notre région ?

 

D’abord que l’étude et la diffusion de la psychanalyse se poursuivent et se développent, conformément aux finalités de l’ACF. Pour l’étude, il y a le séminaire d’étude qui aura lieu ce mois-ci, le 18 janvier. Nous poursuivrons dans la voie qui a été ouverte lors du premier trimestre.

 

Ensuite, je forme le vœu que les conditions de cette étude, mais aussi de l’exercice de la psychanalyse soient maintenues et se renforcent.

Comme nous l’avons vu, cela n’est pas donné, c’est l’objet d’un engagement, d’une action déterminée. Et en outre, l’on sait que le vœu n’a de valeur que s’il définit la position subjective, que s’il se traduit dans l’acte.

Chacun.e le voit : le moment actuel est troublé, incertain, traversé de mouvements contradictoires. L’intensification de l’intrusion de la techno-science dans l’existence de chacun.e comme au plan politique, désagrège le lien social et suscite l’émergence pulsionnelle, le passage à l’acte.

C’est à éclairer cette conjoncture que nous nous emploierons dans les semaines qui viennent.

 

Dans cette perspective, d’ores-et-déjà, notez l’évènement qui marquera le début de l’année « Question d’École » le samedi 2 février à Paris dont le titre est « Permanence de la formation » qui se déclinera en « Le contrôle continu » et « Finitude et infinitude de l’analyse ».

Question d’École, est chaque année, un temps fort de la mise à ciel ouvert de la formation que l’ECF propose et met en œuvre, ouvert aux membres de l'ECF, de l'ACF, mais aussi aux non-membres qui veulent savoir ce qu'est la formation psychanalytique aujourd'hui. 

 

Jean-François Cottes

Délégué régional ACF MC

 

Intervenir dans le débat contemporain

Par Jean-François Cottes,

Délégué régional

Décembre 2018

 

Le mois qui s’ouvre va nous donner l’occasion de poursuivre l’étude entamée autour du thème, Orientation lacanienne et politique.

 

À Bruxelles d’abord le samedi 1er décembre avec le Forum Européen intitulé, « Les discours qui tuent » à l’initiative de Zadig en Belgique. Au moment où se renforcent en Europe les discours de ségrégation et où s’affirment les populismes démagogues, voilà une initiative qui prend à bras le corps ces phénomènes.

 

À Clermont ensuite, le samedi suivant, le 8 décembre, avec la conférence de Laurent Dupont, « Approche clinique du délire généralisé ». Il s’agira de la première conférence dans le cadre du Séminaire d’étude.

Vous en lirez plus loin l’argument.

 

Dans « Fonction et champ » J. Lacan souligne qu’ « un paradoxe de la relation du langage à la parole est celui qui perd son sens dans les objectivations du discours ». Et il poursuit : « Car c’est là l’aliénation la plus profonde du sujet de la civilisation scientifique ». Et encore, Lacan avance que « l’énorme objectivation constituée par cette science lui permettra d’oublier sa subjectivité ».

 

Ce que Lacan prophétisait alors, nous le voyons en passe de se réaliser, et c’est à ce point que se loge l’enjeu de notre intervention dans le débat contemporain. Lacan n’a pas cessé d’élaborer cette question, et l’École de la Cause freudienne avec Jacques-Alain Miller ont poursuivi cette élaboration pour s’orienter dans la réponse que nous avons à y apporter.

 

 

 

Vous êtes convié.e.s

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Novembre 2018

 

C’est la dernière ligne droite avant les Journées 48 de l’ECF « Gai, gai, marions-nous ! Le mariage et la sexualité dans l’expérience analytique ». Vous y êtes convié.e.s, vous êtes convié.e.s à ce temps fort de l’École et des ACF où la communauté de travail et de transfert vers l’École se retrouve, non dans l’entre-soi, mais en s’ouvrant largement. Il est temps encore de le faire savoir et de s’inscrire pour ne pas manquer cet évènement toujours renouvelé.

 

« Je dis toujours la vérité », disait Lacan en ouverture de sa Télévision que nous avons eu la chance de voir sur grand écran à l’invitation de la Section clinique. On connaît la suite : « Pas-toute, parce que toute la dire, on n’y arrive pas, les mots y manquent. C’est même par cet impossible que la vérité tient au réel ». C’est dire qu’il y a la vérité. Une vérité et une seule – en relation au réel. En ces temps de « vérités alternatives », de fake news, d’infox, de mensonges répandus sciemment par centaines de milliers sur les réseaux sociaux (au Brésil), il est bon de rappeler cette… vérité.

Voilà une thématique pour le séminaire d’étude « Orientation lacanienne et politique » qui a débuté le 5 octobre. Hervé Damase a rendu compte avec précision de l’incidence de la contingence dans le rapport entre psychanalyse et politique. Pour ma part j’ai proposé une lecture du premier chapitre de l’Envers de la psychanalyse à partir de la question du signifiant-tout-seul et de son effet de jouissance, comme éclairant le moment actuel de montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme, du populisme et du néo-fascisme.

Vous êtes aussi convié.e.s à la séance du 9 novembre où nous aurons le grand plaisir d’entendre l’intervention de Jean-Robert Rabanel.

 

 

Orientation lacanienne et politique

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Octobre 2018

 

 

 

C’est ce thème que l’ACF MC a choisi de mettre à l’étude pour le séminaire d’étude 2018-2019. Cela surprendra peut-être quelques-uns de nos lecteurs qui pensent que la psychanalyse s’occupe de l’individuel et la politique du collectif. Il nous faudra donc répondre à cette interrogation pour dire en quoi à partir du discours psychanalytique quelque chose peut être dit du lien social, de la civilisation, et même de la politique.

 

C’est ce qu’a fait très expressément l’École de la Cause freudienne en 2017 en prenant parti contre le parti de la haine que représentait Mme Le Pen lors de l’élection présidentielle. C’est que le risque était alors grand de voir ce parti accéder aux plus hautes instances du pouvoir.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous voyons en Europe l’extrême droite et les partis populistes xénophobes s’approcher du pouvoir et même l’exercer : en Italie, en Hongrie, en Pologne… Nous voyons aussi des politiques anti-immigration et ultra-sécuritaire se mettre en place. La psychanalyse a son destin lié à l’état de droit, à l’exercice des libertés publiques. C’est pour cela aussi, en tant que psychanalystes et citoyen.ne.s que nous voulons non seulement saisir ce qui est en train de se jouer mais aussi y prendre part.

 

Le séminaire d’étude commencera le vendredi 5 octobre. Vous y êtes attendu.e.s.

 

Vous êtes aussi attendu.e.s les 17 et 18 novembre aux Journées de l’ECF « Gai, Gai, marions-nous ! ». Ces Journées annuelles sont l’évènement psychanalytique le plus important en France et en Europe. Dans la région du Massif central, sous la houlette de Claudine Valette-Damase, la préparation bat son plein. Vous lirez dans le courrier le foisonnement joyeux et sérieux d’initiatives diverses mises en place dans les différentes localisations. Nous vous y donnons rendez-vous.

 

 

Clinique et politique

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Septembre 2018

 

En ce mois de septembre, c’est la rentrée pour l’ACF Massif Central et celles et ceux qui y inscrivent leur élaboration, leur étude, leur curiosité, leur désir d’échanger avec d’autres.

 

Pour l’ACF MC elle-même, pour ses membres, c’est le mois où se déroule leur assemblée annuelle consultative. Ce sera le samedi 29 septembre dans la matinée. C’est le moment de faire le bilan de l’année écoulée et de tracer les perspectives pour l’année qui s’ouvre.

 

L’après-midi de ce même jour, à 14h30 à notre local, nous aurons le plaisir d’entendre la conférence ouverte à tou.te.s de Damien Guyonnet qui est secrétaire de l’ECF et enseigne au département de psychanalyse de l’université Paris 8. Il parlera sous le titre, « Du sujet au parlêtre dans l’enseignement de Lacan ». Ce titre ne manquera pas de susciter une attente, en tant qu’il promet d’éclairer ce passage décisif qui marque la dernière scansion majeure de l’enseignement de Lacan.

 

Mais l’ACF MC aura dès avant entamé ses activités, et notamment avec la préparation des 48èmes Journées de l’ECF « Gai, gai, marions-nous ! La sexualité et le mariage dans l’expérience analytique ».

Rendez-vous à Paris au Palais des congrès, les 17 et 18 novembre.

 

Notre période troublée demande la mobilisation des esprits pour éclairer la conjoncture dans laquelle nous nous trouvons et celle des corps pour se rencontrer et échanger. La psychanalyse, l’enseignement de Lacan nous donnent des éléments majeurs pour cette élucidation. Elle trouve son application dans la cure psychanalytique qui n’est ni extraterritoriale, ni extratemporelle.

La clinique, les symptômes, sont en prise avec leur époque. Mais cette élucidation nous éclaire aussi sur les phénomènes collectifs, sur les mouvements de la société, sur le processus de civilisation – sur ce qui se passe dans le champ politique.

 

Ce sont ces deux versants que nous mettrons au travail dans les activités de l’ACF MC au cours de cette année. Nous vous convions à y prendre part.

 

Bonne rentrée !

 

Trois évènements

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Juin 2018

 

Le mois de juin va nous donner l’occasion de participer à trois évènements dans l’orientation lacanienne de la psychanalyse.

 

Le 2 juin à Tulle à l’initiative de la délégation Brive-Limoges-Tulle nous recevons Francesca Biagi-Chaï, AME, pour une conférence intitulée « Dans notre vision du monde, qu’est-ce qui de la vérité pousse à agir ? ». Nous connaissons les excellents travaux de notre collègue, en prise avec la clinique dans le monde contemporain. D’une part, la question de la vérité est au centre de l’actualité avec les manipulations, le complotisme, les fake news, les stratégies d’influence que permettent les moyens électroniques. D’autre part, la question de l’action, celle de l’acte et aussi celle du passage à l’acte doivent assurément être cernées au moment où le terrorisme continue de frapper. Nul doute que nous trouverons dans cette conférence des éléments pour contribuer à l’élucidation de ces phénomènes et pour s’orienter.

 

Le weekend qui suit, le 9 juin, aura lieu à Paris le colloque UFORCA 2018 « Moments traumatiques », autre thématique qui est à la fois une constante de la clinique mais qui aussi résonne avec l’époque cruelle que nous vivons.

 

À la toute fin du mois aura lieu à Paris le XVIème Congrès de la NLS intitulé « Le transfert dans tous ses états » et sous-titré : « sauvage, politique, psychanalytique ». Voilà un thème propre aux échanges sur la pratique de la psychanalyse mais aussi sur l’intervention dans la Cité – que ce soit en institution ou au plan politique.

 

Ces trois évènements vont nouer ensemble les trois dimensions : clinique, épistémique et politique. Ce nouage est aujourd’hui requis pour faire face aux responsabilités qui reviennent au psychanalyste dans son acte.

 

Vous découvrirez aussi dans ce Courrier, dans le Blog et sur les réseaux sociaux toutes les activités qui se tiendront dans notre région.

 

Il y a un an se ponctuait une séquence, celle de l’élection présidentielle, qui nous a conduit à nous engager comme jamais dans la bataille politique. Aujourd’hui nous voyons une alliance de l’extrême-droite et du populisme xénophobe aux portes du pouvoir dans un grand pays européen et ami, l’Italie. Nous mesurons combien l’orientation que nous avons prise en 2017 est la seule qui soit conforme à l’éthique de la psychanalyse.

 

Vers les J 48

Par Jean-François Cottes,

Délégué régional

Mai 2018

 

Les 48èmes Journées de l’ECF se tiendront à Paris les 17 et 18 novembre prochains sous le titre « Gai, gai, marions-nous » et le sous-titre « La sexualité et le mariage dans l’expérience psychanalytique ». Elles sont placées sous la direction de Laura Sokolowsky et Éric Zuliani. Dans notre ACF, c’est Claudine Valette-Damase qui est la correspondante de la direction des Journées.

 

Les Journées de l’ECF est le temps fort de la vie de notre communauté de travail mais aussi, tant dans leur préparation que lors de leur tenue, un moment essentiel d’ouverture vers d’autres discours, d’autres pratiques, d’autres acteurs. Gageons que ce sera le cas pour notre ACF.

 

En soi, le thème des Journées est d’actualité dans la pratique psychanalytique. Les aléas et les vicissitudes de la vie maritale comme les problèmes qui se posent dans la sexualité, et aussi l’amour, occupent une place centrale dans la clinique analytique, i.e. « ce qui se dit dans une analyse » (Lacan). Les parlêtres qui ont affaire de structure au « il n’y a pas de rapport sexuel », inventent, bricolent, construisent des réponses à cet impossible – c’est ce qui se recueille dans une analyse.

 

Mais ce thème est aussi d’une actualité sociale brûlante. On se souvient de l’épisode du mariage pour les personnes de même sexe, en faveur duquel l’ECF et les ACF, dont l’ACF Massif Central, avaient pris parti. Nous voici aujourd’hui devant de nouvelles questions qui sont au cœur des débats actuels des États Généraux de la bioéthique et qui feront l’objet d’une nouvelle loi. En particulier, l’extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules fait l’objet d’une discussion. D’autres questions majeures sont en débat qui vont de la génétique aux neurosciences en passant par les robots et l’IA.

 

 C’est le réel de la vie qui est concerné par ces questions, cela leur donne une dimension politique que le psychanalyste ne saurait méconnaître.

Hacia Barcelona

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Avril 2018

 

 

La communauté mondiale de psychanalyse d’orientation lacanienne est appelée à participer au XIème Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse qui se déroulera à Barcelone du 2 au 6 avril.

Moment institutionnel fort, c’est aussi un moment d’échanges et de recherche. Sous le titre « Les psychoses ordinaires et les autres, sous transfert », il permettra une avancée sur la thématique de la psychose qui marque toujours davantage l’actualité de la clinique.

 

Nous pouvons d’ores et déjà prendre date pour la soirée du vendredi 4 mai intitulée « Retour(s) de Barcelone » où se tiendra une conversation sur le congrès de l’AMP à partir de courtes interventions de collègues qui y auront participé. Hervé Damase animera cette soirée de l’ACF-MC.

 

Alors que j’écris ces lignes, nous sommes à nouveau sous le choc de nouvelles manifestations de la haine et de l’extrême violence avec l’attentat terroriste djihadiste à Trèbes qui a fait quatre morts et l’assassinat antisémite à Paris de Mme Mireille Knoll, octogénaire qui avait échappée à la rafle du Vel d’Hiv de 1942.

À un moment où les semblants vacillent, notre siècle s’ouvre dans un contexte de déchaînement de la pulsion de mort.

Quelle peut être la contribution de la psychanalyse ? Elle doit assurément être clinique et épistémique. Mais elle ne peut s’épargner de considérer aussi la dimension politique comme la récente orientation de l’ECF et de toute l’AMP, sous l’impulsion de Jacques-Alain Miller, qui nous en a ouvert la perspective.

 

Le réel  de la vie, hic et nunc.

Par Jean-François Cottes

Délégué régional

Mars 2018

 

Le 3 mars le bureau de ville de Clermont-Ferrand et le laboratoire du CIEN, « Ces brins de rencontre » s’associent pour une conversation animée par Claudine Valette-Damase avec les auteurs du livre, « Adolescents, sujet de désordre » qui feront tout spécialement le déplacement pour cette occasion.

 

Avec la conférence de Guy Briole du vendredi 23 mars va s’achever un cycle de deux années du séminaire de lecture de l’ACF MC. Animé par Jean-Robert Rabanel, il a été consacré au thème du congrès de Barcelone de l’AMP « Les psychoses ordinaires et les autres. Sous transfert. » Des membres de l’ECF ont régulièrement contribué à ce séminaire par la présentation de cas. Sous l’impulsion du précédent délégué régional, Hervé Damase, c’est une véritable relance de l’étude de la psychanalyse au niveau de l’ACF qui s’est opérée. Nous avons pu bénéficier du travail de fond de reprise de l’ensemble de l’enseignement de Jacques Lacan sur les psychoses que Jean-Robert Rabanel a eu la générosité d’accomplir et de partager. Qu’il trouve ici l’expression de notre gratitude.

 

Élargissons le cercle, au niveau national, deux autres évènements vont marquer le mois  qui s’ouvre.

 

La première journée d’étude du CERA « Autisme et parentalité » aura lieu à Paris le 10 mars à la Maison de la chimie. Conçue dans un nouveau format, elle vise à permettre à l’ECF d’entrer dans le débat public sur l’autisme en traitant d’un thème qui est à la fois clinique, épistémique et politique. On sait les calomnies répandues par les tenants des méthodes comportementales sur la psychanalyse dans son rapport aux parents d’autistes. Démonstration publique va être faite, avec la participation de parents et d’autistes, que ce sont de pures diffamations. Il va s’agir, tout au contraire, de témoigner de la façon dont psychanalystes et parents se font partenaires dans l’accueil et l’accompagnement, comment aussi ils œuvrent pour l’accès à la scolarité, à la vie sociale. Plusieurs membres de l’ECF de notre région et de l’ACF Massif central sont mobilisé.e.s pour la préparation et la tenue de ce fort moment.

 

La seconde journée de la Fédération des Institutions de Psychanalyse appliquée se déroulera à Rennes le 17 mars. Cette Fédération réunit les CPCT et des associations qui ouvrent dans le même esprit, elle a été créée par l’ECF.  Sous le titre « Paradoxes de la demande », elle examinera la clinique de la demande aujourd’hui. Le CPCT Clermont-Ferrand y contribuera avec une intervention de notre collègue Isabelle Caillault.

Psychose ordinaire, adolescence, précarité et autisme, autant de signifiants majeurs de notre temps. Ils vont nous mobiliser pour intervenir, comme l’indique Lacan pour le psychanalyste,  dans « la spire de notre époque »  et ainsi œuvrer à en « rejoindre la subjectivité ».

 

Gageons que le réel de la vie (Jacques-Alain Miller) en prendra quelque consistance.

 

 

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