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Qui sommes-nous ?

L'Association de la Cause Freudienne-Massif Central est une émanation de l’École de la Cause freudienne (Reconnue d'Utilité Publique). Elle œuvre pour l'étude de la psychanalyse ainsi que ses connexions, tant théoriques que pratiques, avec les disciplines qui lui sont affines.

Déléguée régionale :

Valentine Dechambre

valentine.dechambre@gmail.com

Éditeur du blog : Nadine Farge

Laboratoire CIEN - Conversation - Mardi 5 mars 2019 - 19h30 - Montluçon

Le laboratoire en formation du CIEN, Tokonoma, a le plaisir de vous convier à une conversation avec Vessela Banova, psychanalyste à Sofia, membre de la Société bulgare de la psychanalyse lacanienne, de la NLS et de l'AMP, directrice thérapeutique de l'association Enfance et espace :

Mardi 05 mars à 19h30

Pour cet événement, elle nous fera le plaisir d’introduire ce moment à partir d’une intervention sous le titre :

« L’institution aujourd’hui, ça crise ! »

Voici son argument :

« La politique de l’état totalitaire en Bulgarie avait pour objectif de résoudre les problèmes de la population infantile (morbidité, handicap, risque social, comportement asocial…) en plaçant l’enfant en institution provoquant parfois une séparation définitive avec sa famille. Le mot “ institution ” est devenu synonyme de prise-en-charge résidentiel. Une grande réforme de désinstitutionalisation, mise en place par l’état bulgare, a eu pour effet la fermeture de tous les lieux résidentiels pour enfants et jeunes handicapés mentaux. La plupart ont été déplacés dans des nouvelles structures de type familial. Là où l’on pouvait attendre des résultats positifs, les nouvelles institutions sont en ‘ crises ’.  Cela pose alors de façon radicale la question de leur intégration dans le système éducatif.

Aucun protocole existant ne donne d’orientation aux institutions (école, centre de type familial pour des enfants avec ou sans handicap ou familles d’accueils) pour reconnaître, nommer, ou accompagner la souffrance psychique d’un enfant. Aucune indication sur comment accueillir une autre logique, celle d’un sujet en difficulté par rapport au langage et à son corps. 

La désinstitutionalisation a vu se créer de nouveaux services. Les professionnels qui y travaillent sont invités à accueillir ces jeunes et à trouver la bonne façon de les soutenir, œuvrant souvent entre pression de la crise subjective et l’idéal contemporain. Ces professionnels témoignent souvent que la crise dans l’institution est l’effet d’un hiatus entre une réalité sociale écrite dans les protocoles et une réalité subjective qui ne peut s’y inscrire. »

Il sera également question lors de cette soirée, d’interroger l’évaluation des dispositifs de prise en charge de la détresse psychique des sujets accueillis qui parsème désormais les institutions en France. Entre évaluation légale des missions devenues obligatoires et réalités psychiques des sujets accueillis, il y a parfois un écart. Si le parcours institutionnel a pour objectif de permettre à chacun de s’inscrire pleinement dans la société, certains enfants ou adolescents ne consentent pas à ce qui est pensé pour eux. Ça déborde ! Pour ces sujets hors norme, la crise, l’évènement violent apparaissent alors comme seules solutions pour se faire entendre. Comment faire alors un pas de côté pour accueillir cette singularité ? Comment s’orienter pour tenter de cerner ce qui est en jeu ?

Nous vous attendons nombreux

Salle SALICIS

1, rue Lavoisier

Montluçon

  Frais de participation : 8 euros

Renseignements : 06 18 35 65 36

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